L'affûtage

Publié le par Joetriton

Bien récupérer avant l'objectif : S’affûter

 

S'entraîner est essentiel pour préparer une course. Il faut cependant aborder l'objectif dans un état de fraîcheur optimal. L'entraînement provoque une certaine fatigue tout en permettant des adaptations physiologiques, énergétiques... nécessaires à la réalisation de performances. La principale interrogation et la difficulté majeure consiste à évaluer le temps nécessaire pour annuler cette fatigue pour tirer pleinement profit du pic de forme de l'organisme... Il est très délicat d'évaluer la charge d'entraînement à conserver lors des ultimes jours de préparation pour ne pas voir son organisme se désadapter.

Le délai de récupération

Les réserves de glycogène musculaire reviennent à leur niveau maximum dans les 48 à 72 heures suivant la séance si on respecte une alimentation adapté. Il s’agit d'un délai minimum(2 à 3 jours) durant lequel il faut éviter une trop grande déplétion des stocks glucidiques. Toutefois, la fatigue ne se résume pas au simple épuisement énergétique. Les structures du muscles demandent jusqu’àunesemaineentière pour retrouver leurs propriétés contractiles suite à une importante sollicitation. Il faut aussi tenircomptedesmodificationsenzymatiquesetioniques provoquées par l'entraînement. Avec une alimentation inadaptée, le laps de temps de récupération peut durer plus longtemps. Le fer en est le meilleur exemple. L’augmentation du débit sanguin occasionné par l’activité physique provoque à la longue la destruction des hématies (globules rouges) qui se heurtent à la parois du réseau des capillaires sanguins. Une fois détruits, ils échappent au captage des molécules de fer qui se fait normalement à la fin de leur vie. Les mois d'entraînement trop intense provocant une carence en fer peuvent demander plusieurs mois de repos relatif afin de rétablir les valeur physiologiques. L'athlète aura alors perdu le bénéfice de son entraînement et devra recommencer sur d’autres bases sans reproduire les erreurs du passé.

Ce syndrome peut se comparer à celui du surentraînement bien connu des sportifs d’endurance ayant pratiqué depuis plusieurs années de façon assidue.

Enprincipe, lesentraîneursaccordentunesemainedereposrelatif entre la fin d'un cycle et l'objectif. Il n'y a pas de vérité universelle en la matière car cela dépend de nombreux paramètres et plus particulièrement de l’athlète. Cedélaipeutêtrede4jours pour des athlètes très entraînés ou10jours pour des sportifs qui préparent des épreuves très longues. Pour définir ce délai durant lequel l'organisme va réparer les blessures et insuffisances du corps il faut tenir compte du niveau d'entraînement (débutant / élite), de la charge d'entraînement préalable  (forte / moyenne) et du type d'épreuve préparer (longue / courte).

Que faire pendant ce temps-là (repos relatif) ?

Il faut continuer de s'entraîner tout en veillant à diminuer de façon importante la charge de travail. Les dernières séances sont destinées à conserver les adaptations de l'entraînement, les sensations de l'effort et à se préparer mentalement à l'effort à border... 

Généralement, on divise par2 la charge d'entraînement, mais il faut conserver une intensité équivalente à celle de la course.

La performance est sous l’influence d’un ensemble de facteurs limitant que l’entraînement doit repousser. Lorsque tous ces facteurs ne sont pas repoussés de façon réfléchie et organisée, l’état de forme de l’athlète stagne ou bien décroît dans certains cas.

 
Publicité

Publié dans Conseils

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article